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L'Olympique Lyonnais cerné par la DNCG : qu'est-ce que ça signifie ?
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Publié 04/07/2023 à 22:35 GMT+2
Coup de frein dans les ambitions de John Textor à Lyon : mardi, l'OL n'a pas pleinement convaincu la DNCG et n'aura pas les coudées franches sur le mercato. La masse salariale du club rhodanien va être encadrée, les indemnités de transferts également. Preuve que le projet d'Eagle est encore flou, et que la relation de confiance doit être construite.
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L'Olympique Lyonnais n'a donc pas suffisamment bachoté. Il y a six jours, le club rhodanien avait été envoyé aux rattrapages par la Direction nationale de contrôle et de gestion (DNCG). Mardi, le gendarme financier du foot français a décidé d'encadrer la masse salariale, ainsi que ses indemnités de mutations.
L'OL a écopé d'une sanction devenue courante ces dernières années, puisque de nombreux clubs de divisions inférieures (Sochaux, Bordeaux, Valenciennes, Caen) mais aussi de Ligue 1 (Marseille, Nice, Lille) ont également été suivis dans un passé récent. La projection fournie par la nouvelle direction n'a donc pas pleinement convaincu : selon elle, "certains éléments factuels, y compris des engagements financiers, fournis par l'actionnaire et ses partenaires, n'ont pas été pris en considération."
Le transfert des actifs clubs d'Eagle dans OL Groupe, acté par la nouvelle direction et destiné à augmenter le capital de près de 300 millions d'euros selon les informations de L'Equipe, en faisaient probablement partie. Lyon est en passe de troquer le modèle créé par Jean-Michel Aulas pour un système plus opaque et qui, bien qu'il soit de plus en plus étendu en Europe, demeure méconnu en France.
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Dans ce cadre, le nouveau board et John Textor, actionnaire majoritaire encore peu présent entre Rhône et Saône, vont devoir construire une relation de confiance avec les instances du foot français. Avant son éviction, Jean-Michel Aulas avait projeté des ventes de joueurs à hauteur de 70 millions d'euros pour équilibrer la balance. "Je n'ai pas cette intention", avait révélé Textor au début du mois de juin, précisant son intention de ne pas affaiblir l'effectif et donc, ses ambitions.
Trop de flou
"Réduire les pertes, reprendre de la valeur de l'actif et récupérer les liquidités avec OL Reign sont les trois voies qui nous seront bénéfiques", avait-il ajouté. Pas suffisamment aux yeux de la DNCG. D'autant qu'au terme de la saison précédente (2021-2022), le club était le troisième plus endetté de Ligue 1, derrière le PSG et Nice, avec 55 millions d'euros de pertes. Pour l'exercice à venir, alors qu'il est encore difficile de définir les montants générés par la vente d'OL Reign, l'entité est aussi limitée par sa non-participation à la Ligue des champions et aux autres Coupes d'Europe.
Concrètement, la direction des Gones a dû fournir une projection chiffrée pour 2023-2024 - tant sur sa masse salariale que sur sa balance d'indemnités de transfert - sur laquelle elle s'est engagée auprès de la DNCG. Elle devra donc s'y tenir. Les départs de Jérôme Boateng, Moussa Dembélé ou encore Houssem Aouar lui ont donné du mou sur le premier critère. Sur le second, elle devra jouer les équilibristes ou recruter malin.
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Difficile d'imaginer que l'arrivée d'un élément de l'envergure de Christian Pulisic, pour lequel l'OL a dégainé une offre de 25 millions d'euros, ne soit pas suivi d'au moins une vente majeure. Sinon, le club devra tenter des paris, comme avec le jeune Sochalien Skelly Alvero. Quitte à remettre ses rêves de grandeur à plus tard.
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